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Un rapport conjoint documentant les disparitions et les déplacements forcés est publié contrastant avec le discours de pacification au Chiapas
L e 30 mai, le Groupe de travail sur la région frontalière (GTRF), un réseau d’organisations de la société civile dont le SIPAZ est membre, a présenté publiquement le rapport « Chiapas, une paix en attente », une analyse de la situation en matière de violence et de droits humains dans la région de la Sierra Frontera, au Chiapas, en 2025.
Le rapport indique que cette région a continué de faire face à une crise de violence marquée par des disparitions forcées et des déplacements internes, principalement liés au contrôle territorial exercé par des groupes criminels dans la zone. Il affirme que, bien que le gouvernement de l’état ait renforcé la présence policière et militaire sous couvert de « pacification », les actions mises en œuvre n’ont pas permis d’enrayer complètement la violence, de garantir la sécurité et la justice pour les communautés touchées, ni de démanteler les structures criminelles. Au contraire, le document souligne « que les plaintes concernant les violations des droits humains, les omissions institutionnelles et le manque de coordination dans les enquêtes persistent, tandis que le discours officiel continue de maintenir un récit de “pacification” et de “zéro impunité” ».
Violence persistante : « cynisme institutionnel et violence latente »
Le rapport souligne qu’en 2025, les données officielles au Chiapas ont fait état d’une baisse significative des taux de criminalité et de certains types de violence. Les statistiques indiquent une réduction de 62,8 % par rapport à 2024, ainsi qu’une diminution de l’incidence des crimes portant atteinte aux biens, à la vie et aux autres droits protégés par la loi. Ces résultats ont été utilisés par le gouvernement de l’état pour étayer un discours de paix rétablie et d’État de droit renforcé. Dans son premier rapport, le gouverneur affirmait avoir rétabli la sécurité et la tranquillité tandis que le Secrétariat à la sécurité de l’état soulignait que le Chiapas figurait parmi les états du pays où le taux de criminalité grave était le plus faible.
Cependant, derrière ces chiffres, de graves formes de violence persistaient et n’étaient pas pleinement reflétées par les indicateurs officiels, indique le rapport. En 2025, des cimetières clandestins contenant des dizaines de corps ont été découverts, des centaines de personnes ont été déplacées de force et plus d’un millier d’entre elles ont disparu. Les plaintes contre les forces de sécurité et les critiques des familles des victimes se sont poursuivies, ces dernières pointant du doigt la dissimulation institutionnelle, l’absence d’enquêtes sérieuses et le manque d’efforts de recherche efficaces.
La baisse statistique de certains crimes ne traduit pas nécessairement une amélioration des conditions de sécurité, car des phénomènes graves tels que les disparitions forcées, les déplacements internes et la découverte de cimetières clandestins persistent. Ces événements touchent particulièrement les territoires contrôlés par le crime organisé, où les mécanismes de surveillance, d’intimidation et de contrôle social perdurent, conclut le rapport.
« La baisse statistique de certains crimes ne traduit pas nécessairement une amélioration des conditions de sécurité, car des phénomènes graves tels que les disparitions forcées, les déplacements internes et la découverte de cimetières clandestins persistent ».
La situation est particulièrement grave dans les régions frontalières et les zones de forte mobilité humaine, où convergent migrations, économies extractives et présence de groupes criminels. Sur ces territoires, migrants et résidents locaux sont victimes d’extorsion, de détentions arbitraires, de disparitions et de violences systématiques.
Disparitions : « Un instrument de terreur croissant »
Entre décembre 2024 et décembre 2025, plus de quatre mille personnes ont été officiellement enregistrées comme disparues au Chiapas. Les disparitions forcées demeurent une pratique courante dans cette région frontalière, où se produisent plus de dix pour cent des cas enregistrés dans l’état. Les organisations de la société civile et les témoignages de la population affirment que les chiffres réels sont plus élevés car la population a peur de porter plainte, face aux menaces de groupes criminels et à la méfiance envers les autorités.
Les témoignages et les données recueillies montrent que ces disparitions ciblent souvent de manière sélective les personnes liées, volontairement ou par la force, à des groupes criminels rivaux, ainsi que les familles ou les chefs communautaires considérés comme des obstacles au contrôle territorial. Des disparitions temporaires utilisées comme punition, moyen d’intimidation ou mécanisme de contrôle psychologique ont également été documentées. Parmi les victimes figurent des migrants, des femmes, des personnes âgées, des commerçants et des agriculteurs, ce qui démontre que cette violence touche divers secteurs de la société.
« Des disparitions temporaires utilisées comme punition, moyen d’intimidation ou mécanisme de contrôle psychologique ont également été documentées ».
Outre leur impact direct sur les victimes, ces actes ont des conséquences profondes sur les familles et les communautés, notamment sur les enfants, les femmes, les personnes âgées et les migrants. De nombreux témoignages indiquent que beaucoup de disparitions ont eu lieu avec la connaissance, la tolérance ou l’inaction des forces de police municipales et étatiques, aggravant ainsi l’impunité. Ce phénomène est exacerbé par le manque de coordination entre les parquets, les instituts médico-légaux et les services de recherche, ainsi que par des pratiques de revictimisation et de dissimulation d’informations.
Face à l’inaction des institutions, de nombreuses familles continuent de recourir au système officiel, aux réseaux sociaux et aux médias pour exiger que l’on recherche leurs proches. Cependant, beaucoup sont confrontées à des menaces, à l’extorsion et à la criminalisation. Certains témoignages indiquent même qu’après une disparition, certaines familles sont contraintes d’abandonner leurs maisons et leurs biens, qui tombent alors entre les mains de groupes criminels ou sont accaparés par des tiers.
Déplacements forcés au Chiapas : un problème non résolu
Parallèlement, les déplacements forcés internes impliquent une crise structurelle et prolongée, comme le documente le rapport. Bien que certaines familles soient retournées dans leurs communautés, elles le font dans un climat d’insécurité et de menaces constantes, ce qui entraîne des déplacements intermittents et une vulnérabilité persistante. La violence perpétrée par des groupes armés liés à l’économie illicite demeure la principale cause d’expulsion des individus et des communautés, par le biais de menaces, d’extorsion, de recrutement forcé et d’attaques directes.
La réponse du gouvernement aux déplacements reste limitée et principalement axée sur des mesures de sécurité et une aide humanitaire d’urgence, sans s’attaquer aux causes profondes du problème, conclut le rapport. Bien que le Chiapas dispose d’un cadre juridique relatif aux déplacements forcés depuis 2012, celui-ci n’a jamais été pleinement appliqué ni réglementé. De plus, aucune politique publique globale n’a été élaborée pour garantir la protection, le retour en toute sécurité, les réparations ou l’accès à la justice pour les personnes déplacées.
« La réponse du gouvernement aux déplacements reste limitée et principalement axée sur des mesures de sécurité et une aide humanitaire d’urgence, sans s’attaquer aux causes profondes du problème ».
Les témoignages recueillis révèlent également un contexte quotidien de violence et de contrôle social caractérisé par l’extorsion, les restrictions de déplacement, les menaces et la présence constante d’hommes armés. Cette situation a gravement affecté le tissu social et économique de la région, impactant les activités productives, la vie communautaire et la confiance entre voisins. Nombreux sont ceux qui estiment que les autorités sont incapables – ou peu disposées – à endiguer la criminalité, tandis que certaines forces de sécurité sont accusées d’abus et de violations des droits humains de la population civile.
Pacification contestée – Pacification selon la version de l’État : conception, déploiement et discours
Le rapport rappelle que le 8 décembre 2024, Eduardo Ramírez Aguilar (ERA) a pris ses fonctions en tant que gouverneur du Chiapas, fondant son discours sur la « pacification » de l’état et une lutte frontale contre le crime organisé. Pilier de sa stratégie, il a présenté la « Force de réaction immédiate Pakal » (FRIP), composée de personnel spécialisé et conçue comme une unité d’intervention rapide. Sous le slogan « Zéro impunité », le nouveau gouvernement a opté pour une politique de sécurité axée sur les opérations armées, la présence policière et le renforcement des capacités de surveillance et de renseignement.
Les principaux postes à responsabilité en matière de sécurité ont été confiés à des fonctionnaires expérimentés dans les stratégies opérationnelles de lutte contre le crime organisé. Parmi eux figurent Óscar Aparicio Avendaño, fort d’une expérience à Zacatecas et formé au renseignement policier, et Jorge Luis Llaven Abarca, nommé procureur général de l’état malgré des accusations antérieures d’abus de pouvoir et de violations des droits humains. Cette configuration révèle une stratégie axée principalement sur le contrôle territorial et la réaction opérationnelle, plutôt que sur des enquêtes approfondies sur les structures économiques et politiques du crime organisé.
Parallèlement, le gouvernement a promu des réformes juridiques qui ont élargi les pouvoirs du « Secrétariat à la sécurité du peuple » et consolidé le FRIP comme composante centrale de la politique de sécurité. Ces réformes ont renforcé les capacités de renseignement, de surveillance et d’enquête préventive, modifiant l’équilibre traditionnel entre les fonctions de police et de poursuite juridique.
Au cours de l’année 2025, le FRIP a mené de nombreuses opérations en coordination avec le Bureau du procureur général de l’état, la Garde nationale et l’Armée mexicaine. Ces actions ont été largement médiatisées par les médias officiels, mettant en avant des arrestations, des saisies d’armes et de drogue, ainsi que des déploiements policiers. Cependant, nombre de ces arrestations concernaient des infractions mineures ou des agents de bas niveau au sein des structures criminelles, tandis que les procédures judiciaires ultérieures sont restées opaques, peu d’informations publiques étant disponibles concernant les peines prononcées ou les conclusions des enquêtes.
Bien que le gouvernement ait présenté ces résultats comme la preuve du rétablissement de la paix et de la réduction de la violence, de graves problèmes persistaient, tels que les disparitions forcées, les déplacements internes de population et la multiplication des signalements d’exactions commises par les forces de sécurité. Le FRIP a été pointé du doigt par les organisations de la société civile et l’opinion publique pour des violations présumées des droits humains, notamment des cas d’abus de pouvoir et de recours excessif à la force.
De même, la stratégie gouvernementale a intégré des initiatives de « paix » et de « réconciliation » dans les municipalités en proie aux conflits. Toutefois, dans bien des cas, ces initiatives ont davantage servi de mécanismes de coordination politique et de légitimation des opérations que de véritables processus de construction de la paix au sein des communautés.
« Au lieu de privilégier la transformation des conditions structurelles qui alimentent la violence, la stratégie privilégie une présence étatique visible, une réponse rapide aux crises locales et le rétablissement du contrôle dans les zones contestées. Si cette approche a renforcé la capacité d’intervention immédiate et contribué à une perception institutionnelle d’une meilleure gouvernabilité, les informations disponibles sont insuffisantes pour évaluer dans quelle mesure ces interventions ont permis le démantèlement durable des structures criminelles », indique le rapport.
« La prédominance d’indicateurs axés sur les opérations et les arrestations, ainsi que la faible traçabilité publique des procédures judiciaires et de leurs résultats, suggèrent un écart persistant entre le confinement opérationnel de la violence et l’affaiblissement structurel des réseaux criminels », conclut-il.
« La prédominance d’indicateurs axés sur les opérations et les arrestations, ainsi que la faible traçabilité publique des procédures judiciaires et de leurs résultats, suggèrent un écart persistant entre le confinement opérationnel de la violence et l’affaiblissement structurel des réseaux criminels »
Consolidation de la paix despuis les territoires : Expériences locales et réinterprétations
La diminution des affrontements armés dans la région de la Sierra Frontera, au Chiapas, observée après le changement de gouvernement, n’a pas signifié la fin du contrôle territorial exercé par les groupes criminels, selon divers témoignages recueillis dans le rapport. Ces témoignages confirment que, malgré la réduction des points de contrôle, des barrages routiers et des affrontements visibles, un sentiment constant de peur et d’insécurité persiste. Les habitants de municipalités telles que Chicomuselo et Frontera Comalapa indiquent que la « paix véritable » n’est pas encore instaurée, car les groupes armés restent présents et continuent de régir la vie communautaire, même si c’est désormais sous des formes moins visibles ou par la domination d’un seul groupe criminel.
« Cette distinction, entre la diminution des affrontements et la persistance du contrôle, est essentielle pour comprendre le décalage entre le discours officiel sur la consolidation de la paix et le vécu quotidien des communautés », souligne le rapport. La population reconnaît une relative « stabilisation » du territoire, mais l’attribue davantage à un réalignement des organisations criminelles qu’à un véritable démantèlement de leurs structures et à la poursuite de leurs membres. Dans certaines localités, la participation aux barrages routiers n’est plus imposée ouvertement, mais le recrutement forcé pour la surveillance des routes ou la protection des points stratégiques persiste. Par conséquent, la réduction des violences visibles ne se traduit ni par un rétablissement complet de la sécurité, ni par une diminution du contrôle armé sur les communautés.
« Cette distinction, entre la diminution des affrontements et la persistance du contrôle, est essentielle pour comprendre le décalage entre le discours officiel sur la consolidation de la paix et le vécu quotidien des communautés »
Un autre aspect crucial est la mainmise des groupes criminels sur l’économie locale. « Le contrôle des prix, des acheteurs, des circuits de commercialisation et des ressources stratégiques telles que l’eau implique une forme de pouvoir territorial qui ne se limite pas à la coercition armée, mais qui structure la vie économique quotidienne », précise le rapport.
Dans ce contexte, la présence de la « Force de réaction immédiate Pakal » (FRIP) n’a pas suscité un sentiment général de protection. Au contraire, plusieurs témoignages décrivent ce groupe comme un nouvel acteur armé agissant avec intimidation et arrogance. Certains estiment que les actions de la FRIP affectent principalement la population civile, tandis que les structures criminelles restent impunies. Il existe même une perception de tolérance, voire de coordination indirecte, entre les forces de sécurité et les groupes criminels, ce qui alimente la méfiance du public envers les autorités, souligne le rapport.
Le manque de confiance envers les institutions est l’un des thèmes les plus récurrents dans les témoignages. Nombreux sont ceux qui ne signalent pas les crimes par crainte de représailles ou parce qu’ils estiment que les autorités n’enquêtent pas et ne garantissent pas la justice. « Dans les contextes où la crainte de représailles et le sentiment d’impunité sont forts, les violences ont tendance à être sous-déclarées, ce qui limite les possibilités d’enquête judiciaire et l’accès effectif à la justice », indique le rapport.
Le conflit a également engendré de profondes transformations sociales et culturelles. Le silence et l’autocensure sont devenus des mécanismes de survie. Le rapport explique que ces phénomènes ne sont pas « uniquement dus à la crainte de représailles directes, mais aussi à des processus plus larges d’adaptation sociale à la violence, dans lesquels le silence devient une pratique quotidienne pour continuer à vivre dans des contextes perçus comme dangereux. Ensemble, ces dynamiques produisent un triple effet : elles reproduisent la peur au quotidien ; elles entravent les procédures de demande de justice ; et elles renforcent, en fin de compte, le discours officiel de pacification. »
De manière générale, une grande partie de la population perçoit la prétendue « pacification » prônée par le gouvernement de l’état comme une stratégie médiatique et politique plutôt que comme une véritable transformation du climat de violence. Malgré la médiatisation des opérations, des arrestations et des campagnes de sécurité, de nombreux habitants estiment que la paix promise est illusoire. Pour les communautés, la violence persiste sous de nouvelles formes et le contrôle criminel demeure, révélant un profond fossé entre le discours officiel et le quotidien des habitants de la Sierra Frontera.
Espoirs, perspective populaire
Ces dernières années, le changement de parti au pouvoir a suscité des espoirs de transformation au sein de la population. Cependant, nombreux sont ceux qui estiment que ces promesses n’ont pas été tenues et que la violence et l’insécurité continuent de peser lourdement sur les communautés. Si, début 2025, l’espoir d’un véritable changement existait au Chiapas, une grande partie de la population a perçu l’action gouvernementale comme une imposture.
Dans ce contexte, les communautés se sont tournées vers la mémoire collective et leur histoire de lutte et d’organisation pour renforcer leur résistance. Elles reconnaissent l’importance de se reconnecter aux expériences communautaires qui, pendant des années, leur ont permis d’obtenir des avantages communs et d’échapper aux illusions des partis politiques. Parallèlement, une réflexion émerge sur la nécessité de transformer les formes de gouvernance et de promouvoir une éducation fondée sur les valeurs communautaires, la solidarité et le renforcement des liens familiaux et communautaires.
Les stratégies de protection et de prise en charge face à la violence ont intégré les enseignements tirés des processus d’organisation antérieurs. Cela leur a permis de maintenir des réseaux de soutien, de renforcer la confiance entre les personnes et de créer des espaces où exprimer leurs besoins, reconnaître leurs peurs et demander de l’aide. Un fort sentiment d’appartenance à la famille et à la communauté a permis à de nombreuses personnes de surmonter les épreuves les plus difficiles et de rester sur leurs terres.
La spiritualité a également été une source de force et d’espoir. Des personnes religieuses sont restées au sein des communautés, apportant aide humanitaire et soutien, et devenant des modèles éthiques pour celles et ceux confrontés à des situations extrêmes. De même, le partage d’informations et l’analyse collective des violences ont permis d’élaborer des stratégies pour poursuivre la vie quotidienne avec prudence, en évitant les représailles tout en maintenant le soutien de la communauté.
Durant les périodes les plus violentes, les modes de communication ont évolué. Face aux risques liés à la prise de parole en public, le dialogue est devenu plus discret et personnalisé, entre personnes de confiance et dans des espaces quotidiens. L’éducation et l’exemple donnés aux enfants et aux jeunes ont également pris une importance croissante, car de nombreuses familles pensent que cela influencera leur décision de rester dans la région ou de chercher un avenir ailleurs.
Malgré des perceptions divergentes du présent, nombreux sont ceux qui gardent espoir en un avenir différent. Par de petits changements dans leur vie quotidienne et familiale, ils cherchent à reconstruire le tissu social et à renforcer l’organisation communautaire. Pour ces communautés, retrouver l’unité, connaître leurs droits et œuvrer collectivement sont des étapes fondamentales pour rétablir la paix et bâtir de meilleures conditions de vie pour les générations futures.
« Pour ces communautés, retrouver l’unité, connaître leurs droits et œuvrer collectivement sont des étapes fondamentales pour rétablir la paix et bâtir de meilleures conditions de vie pour les générations futures. »
« Les relations sociales d’interdépendance qui se sont maintenues au fil du temps dans divers espaces tels que les églises, les terres communales, les communautés et les familles permettent d’identifier différentes manières de faire face à la violence et offrent également une perspective d’avenir fondée sur des valeurs communautaires telles que le respect de la vie et une conscience critique du système politique actuel qui a permis les récentes violences dans la région. Dans ce contexte, l’avenir repose sur le travail avec les jeunes et les enfants afin de former des générations capables de valoriser la communauté et d’œuvrer pour le bien commun. Cela représente un grand défi, mais aussi une nécessité », indique le rapport.









