ACTUALITÉ : Mexique – Les droits humains étrangement absents du premier rapport gouvernemental de la présidente Claudia Sheinbaum
22 décembre 2025
ARTICLE : Lumières d’espoir, jeunes bâtisseurs de paix dans le monde
22 décembre 2025
C ette année 2025, le SIPAZ – Service international pour la paix – célèbre trente ans d’engagement indéfectible en faveur de la non-violence, du respect des droits humains et de la consolidation de la paix au Chiapas. Depuis sa fondation en 1995, dans le contexte du soulèvement zapatiste, le SIPAZ a su évoluer pour répondre aux nouveaux défis posés par le contexte et ses mutations constantes. L’expérience acquise au cours de ces trente années témoigne non seulement d’un engagement de longue date, d’un accompagnement constant et d’une mémoire collective, mais aussi d’une leçon vivante sur la manière dont l’accompagnement international peut contribuer au renforcement des processus de paix locaux.
« L’expérience acquise au cours de ces trente années témoigne non seulement d’un engagement de longue date, d’un accompagnement constant et d’une mémoire collective, mais aussi d’une leçon vivante sur la manière dont l’accompagnement international peut contribuer au renforcement des processus de paix locaux. »
Né dans un contexte historique tumultueux

Accompagnement de la caravane « Le Sud résiste », coordonnée par le Congrès National Indigène (CNI), mai 2023 © SIPAZ
Le SIPAZ trouve ses racines dans l’année qui a suivi le soulèvement de l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale), le 1er janvier 1994. Cet événement a révélé au monde entier le sort tragique des peuples autochtones du Chiapas, une réalité marquée par de profondes inégalités sociales, économiques et politiques, et par des décennies de marginalisation, de dépossession et de violations des droits humains.
C’est dans ce contexte qu’en 1995, des organisations internationales expérimentées dans les domaines de la paix, des droits humains et de la non-violence se sont unies pour répondre au besoin d’une présence internationale permanente au Chiapas, afin d’empêcher que les tensions ne dégénèrent en violences encore plus graves. Cette coalition a donné naissance au SIPAZ.
Dès sa création, le SIPAZ s’est défini comme une organisation internationale, non violente et politiquement indépendante. Sa mission était claire : dissuader et prévenir la violence sociopolitique, ainsi que promouvoir le respect des droits humains et la consolidation de la paix.
Par le biais de l’accompagnement, de la diffusion d’informations, d’ateliers et du renforcement des liens avec les organisations locales, nationales et internationales, le SIPAZ a favorisé le développement des capacités de divers processus sociaux en vue de la transformation non violente des conflits et de la défense pacifique des droits humains. Ce travail s’est profondément enraciné au Chiapas et demeure entre les mains des leaders communautaires, des femmes, des jeunes et des défenseur.e.s des droits humains dans cet état.
Leçons tirées de trois décennies d’action
Au cours de ces 30 années, le SIPAZ a traversé des moments difficiles ; il a appris, s’est adapté et a exploré diverses manières d’aborder les contextes complexes du travail non violent, de la recherche de la justice et de la consolidation de la paix.
Au départ, plusieurs acteurs ont remis en question le SIPAZ pour son accompagnement dans un contexte marqué par la présence d’un groupe armé. D’autres ont questionné son approche non violente, la considérant comme une critique potentielle pour l’EZLN. Il est important de noter que la position initiale du SIPAZ était celle d’une indépendance politique totale, avec un engagement à ouvrir des espaces de dialogue permettant de débloquer la situation et de s’attaquer aux causes structurelles du conflit armé. De même, après le cessez-le-feu intervenu douze jours après le soulèvement, l’EZLN a déployé des stratégies essentiellement non violentes. Ce sont ces actions que le SIPAZ a accompagnées.
Les organisations internationales d’accompagnement concentrent généralement leur travail sur les défenseur.e.s des droits humains et les leaders sociaux œuvrant pour la paix. Dans le cas du SIPAZ, les attaques et les menaces affectaient des communautés entières. Un modèle d’observation et de présence différent et plus global, axé sur le volet psychosocial, a donc été mis en place.
Des dialogues de San Andrés au massacre d’Acteal, et jusqu’à l’explosion de la violence criminelle dans l’actualité, le SIPAZ a cherché à créer des espaces lui permettant de continuer à soutenir les processus communautaires et de maintenir vivante la quête d’espoir au milieu du chaos, espoir qu’il a toujours puisé dans la force des mouvements sociaux.
« …le SIPAZ a cherché à créer des espaces lui permettant de continuer à soutenir les processus communautaires et de maintenir vivante la quête d’espoir au milieu du chaos, espoir qu’il a toujours puisé dans la force des mouvements sociaux »
L’un des enseignements les plus importants du SIPAZ à ses débuts a été la nécessité de dépasser le modèle traditionnel d’accompagnement international, généralement très centré sur la protection, afin de mieux répondre aux spécificités du contexte et de tirer pleinement parti des opportunités existantes.
Dans les années 90, au-delà de l’espace des négociations et face aux impacts de la Guerre dite de Basse Intensité (GBI), le SIPAZ a choisi de limiter la violence directe dans les conflits communautaires dits secondaires et de transformer le contexte de violence culturelle qui pouvait les soutenir, par le biais d’un travail avec des acteurs intermédiaires ainsi qu’avec des acteurs de base (voie 2 dans le cadre de la stratégie multidirectionnelle), à travers son axe d’éducation pour la paix et de travail interreligieux.

SIPAZ 30 ans : Sensibilisation communautaire lors de l’événement pour la liberté d’Alberto Patishtán. El Bosque, mars 2017 © SIPAZ
Par la suite, des foyers de violence se sont multipliés dans d’autres régions du pays (par exemple, à Atenco et au Oaxaca), principalement dans les territoires où des mouvements autonomistes similaires à celui de l’EZLN étaient promus. Ces mouvements ont été systématiquement réprimés (vraisemblablement pour empêcher la propagation du phénomène à l’échelle nationale). Face à ce contexte, le SIPAZ a décidé de commencer à travailler dans les états du Oaxaca et du Guerrero, compte tenu des similitudes entre ces états et le Chiapas en matière de pauvreté et de marginalisation des populations les plus vulnérables.
De manière générale, le rôle principal du SIPAZ a été celui d’observateur et de témoin : recueillir des témoignages, documenter les violations des droits humains, surveiller et diffuser l’information via son blog ou sa page Web, ainsi que par le biais de rapports et d’analyses qui, parfois, ouvrent des espaces de dialogue avec les autorités nationales et internationales. Ces dernières années, le maintien de la communication avec les autorités locales et étatiques s’est avéré difficile. Nous avons donc commencé à privilégier le dialogue avec des acteurs internationaux afin de sensibiliser l’opinion publique aux violences et aux violations des droits humains au Chiapas et de leur permettre d’influencer le changement (effet boomerang).
De cette manière, nous œuvrons également à la construction d’une mémoire historique, susceptible de favoriser la responsabilisation et la mobilisation de la société civile, tant au niveau national qu’international.
Au cours des trente années d’activité du SIPAZ, nous avons constaté et restons convaincus que l’accompagnement international peut contribuer à l’édification d’une paix durable, sans imposition de pouvoir, dans le respect de la dignité, des luttes et des perspectives des populations et de leurs réalités diverses. C’est dans cette optique que nous avons commencé à aborder des problématiques telles que les migrations et la défense de la Terre Mère, qui sont devenues essentielles à différentes stratégies de défense de ces communautés.
» … l’accompagnement international peut contribuer à l’édification d’une paix durable, sans imposition de pouvoir, dans le respect de la dignité, des luttes et des perspectives des populations et de leurs réalités diverses. »
Évolution des défis au fil des ans
Le SIPAZ s’est efforcé d’évoluer en fonction des contextes changeants qu’il a observés. Les formes de violence se sont diversifiées. Outre les conflits historiques, de nouvelles dynamiques ont émergé, liées au crime organisé, à l’expropriation de terres et territoires, à la militarisation et à l’impunité. Notre histoire reflète également les défis persistants auxquels le Mexique est confronté : inégalités, violences structurelles et collectives, corruption et impunité.
De manière significative, à partir de 2006, alors que l’on parlait de plus en plus de « guerre au Mexique », tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, il ne s’agissait plus du conflit armé non résolu au Chiapas, mais plutôt des conséquences sanglantes de la violence qui a suivi la déclaration de guerre contre le trafic de drogue lancée par le président Felipe Calderón au début de son mandat. Cette stratégie, conjuguée à une militarisation intense de l’ensemble du pays, s’est étendue non seulement territorialement, mais aussi à toutes les sphères de la société. De même, une logique de criminalisation et de marginalisation a été imposée non seulement à l’EZLN, mais aussi à la contestation sociale et aux défenseur.e.s des droits humains en général.
Contrairement aux attentes, le président Andrés Manuel López Obrador (AMLO) a pris ses distances avec la société civile organisée par des déclarations publiques qui l’ont délégitimée et discréditée, renforçant ainsi l’extrême vulnérabilité des défenseur.e.s des droits humains dans le pays. La tendance du pouvoir à discréditer toute voix dissidente et l’absence croissante de contre-pouvoirs sont également devenues préoccupantes. Une vision sécuritaire axée sur une perspective militarisée a été maintenue. La création d’une Garde nationale s’est inscrite dans la continuité de la politique passée de lutte contre la criminalité organisée omniprésente par le biais de la militarisation, malheureusement sans amélioration significative des statistiques relatives à la violence. Par ailleurs, un plan de développement a été mis en œuvre, privilégiant les grands projets d’infrastructure, dont beaucoup sont de caractère extractif. L’approche officielle « D’abord les pauvres » a conservé une logique de paternalisme excessif, sans remettre en question les structures qui perpétuent l’appauvrissement de la population. La situation a été encore plus critique dans les zones autochtones, où l’aide était distribuée par cartes bancaires et de manière individuelle, creusant davantage le fossé au sein des ejidos (propriétés collectives) et des communautés rurales. Enfin, une tendance à simuler des consultations sur des décisions déjà prises, sans respecter les droits des peuples autochtones en la matière, a été dénoncée.
Localement, une militarisation accrue et massive de la frontière sud a été observée, sous la pression du président américain Donald Trump, dans le contexte des caravanes de migrants. La fermeture accrue de cette frontière (par le passé extrêmement poreuse) a entraîné la recherche de nouvelles routes (en particulier le corridor central auparavant peu fréquenté), tant pour le trafic de migrants que pour celui d’autres marchandises illégales, exacerbant la violence croissante. Ce fait a contribué à la multiplication et à l’intensification des actes de violence, en réponse à une montée des tensions dans certaines zones restées sous contrôle ou sous surveillance, ainsi qu’à une lutte ouverte, principalement entre le cartel de Sinaloa et le cartel de Jalisco Nouvelle Génération, dans la zone frontalière.
Défis actuels
Contrairement au déni ou à la minimisation de ce qui se passait au Chiapas sous le gouvernement d’AMLO et à l’inaction, voire à la complicité, du gouvernement étatique dirigé par Rutilio Escandón Cadenas, un changement a été perçu après l’entrée en fonction d’Eduardo Ramírez Aguilar comme gouverneur de l’état en décembre 2024. Cependant, “El Obse” (Observatoire de la situation des défenseurs des droits humains), dans son deuxième rapport couvrant la période de janvier à juillet 2025, a constaté que, « malgré les déclarations officielles concernant l’amélioration de la sécurité, la violence – notamment les disparitions, les enrôlements forcés et les déplacements de population – persiste dans de nombreuses communautés, exposant les défenseur.e.s des droits humains à un risque constant. Ceux qui travaillent dans les domaines de la documentation, de la visibilité et de la protection sont confrontés à des conditions difficiles qui entravent leur travail et accroissent leur exposition aux attaques. »
De son côté, le rapport « Chiapas 2025 : La paix en suspens », publié par le Groupe de travail sur la région frontalière, remet en question l’approche de pacification militarisée adoptée par le gouvernement du Chiapas en réponse à la violence perpétrée par les groupes criminels. Le rapport indique que, « malgré les discours officiels sur la réduction des conflits, les stratégies de sécurité ont accentué la militarisation et la présence de forces d’élite telles que les FRIP [Forces de Réaction Immédiate Pakales], fragilisant davantage le tissu social des communautés et augmentant les cas de privation arbitraire de liberté et de déplacements non reconnus ». Cette situation complique le travail des observateurs internationaux, car elle engendre des risques sécuritaires pour les observateurs, les activistes et les migrants qui traversent la région.
À cet égard, les violences engendrées par le conflit entre groupes criminels à la frontière avec le Guatemala affectent non seulement les populations locales, mais entravent également le travail des organisations nationales et internationales. « La présence de forces de sécurité militarisées et de groupes armés crée un climat d’insécurité qui limite l’accès, la mobilité et la collecte d’informations fiables, exposant ainsi les acteurs extérieurs à des risques physiques et juridiques », précise le même rapport.
Les divergences marquées entre les discours officiels, qui promeuvent une image de « paix rétablie », et ceux publiés par l’Obse et les organisations qui recensent les actes de violence persistants, compliquent la diffusion et l’impact des informations documentées. À cela s’ajoute l’émergence de zones de silence (où les populations choisissent de ne pas dénoncer les délits ni publier d’informations par crainte de représailles). Il en résulte que des informations cruciales sont minimisées ou délégitimées par les autorités qui privilégient les discours d’ordre et de contrôle.
Les défis de l’accompagnement international au Chiapas aujourd’hui, « dans un contexte de violence persistante, de militarisation, de mobilité humaine complexe et de tensions politiques », exigent de nouvelles stratégies. Ces efforts doivent garantir la sécurité des personnes apportant leur soutien et de celles qui le reçoivent, défendre les droits humains, documenter les violations de ces droits et sensibiliser l’opinion publique sur ce qui se passe. Ils doivent également favoriser la collaboration entre les organisations et la coopération avec d’autres instances internationales, tout en renforçant les capacités locales d’organisation et de protection contre les violations systématiques. Le travail international est non seulement urgent, mais aussi essentiel pour mettre en lumière des réalités qui restent souvent en dehors des récits officiels et pour continuer à soutenir les communautés les plus vulnérables dans la protection de leurs droits fondamentaux.
Perspectives d’avenir : Entre mémoire, espoir et action
En ce 30e anniversaire, se projeter dans l’avenir est à la fois un défi et une opportunité de réaffirmer et d’actualiser notre mission, de renouveler nos engagements et de tracer de nouvelles voies vers la paix.
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Réaffirmer l’engagement pour une paix véritable
Renforcer la formation et l’information pour la paix. Le SIPAZ considère essentiel de consolider les processus qui non seulement préviennent la violence, mais favorisent également la construction d’une paix véritable fondée sur la justice.
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Innover dans les stratégies d’accompagnement
Face aux nouvelles formes de violence, il est nécessaire d’explorer de nouveaux modèles d’accompagnement : combiner l’accompagnement physique et la protection numérique, des suivis à distance, renforcer les réseaux et partenariats communautaires, ainsi que la documentation et les dénonciations.
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Memoria histórica

Accompagnement du collectif Mères en Résistance lors de rencontres avec le gouvernement de l’état et le parquet, Tuxtla Gutiérrez, septembre 2025 © SIPAZ
SIPAZ continuará recogiendo testimonios y realizando reflexiones y análisis. Seguirá alimentando la memoria desde el convencimiento de que este archivo puede ser un recurso pedagógico para las nuevas generaciones, investigadoras e investigadores, personas activistas y para procesos de reconciliación comunitaria.
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Mémoire historique
Le SIPAZ continuera de recueillir des témoignages et de mener des réflexions et des analyses. Il continuera de nourrir la mémoire, convaincu que ces archives peuvent constituer une ressource pédagogique pour les nouvelles générations, les chercheurs, les activistes et les processus de réconciliation communautaire.
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Plaidoyer et diplomatie pour la paix
À l’heure où de nombreux droits humains sont menacés, le SIPAZ continuera de jouer un rôle de plaidoyer : rendre visibles et dénoncer les violations, et collaborer avec les organisations, les instances internationales et les mécanismes de défense des droits humains.
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Renforcement de la protection des défenseurs des droits humains
Concevoir et consolider des dispositifs d’accompagnement intégrant une perspective de genre et de risques, en lien avec des programmes juridiques, psychologiques et de sécurité communautaire destinés aux défenseur.e.s des droits humains. Il est essentiel que SIPAZ intègre la protection préventive et structurelle à sa stratégie à long terme.
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Information et éducation
Continuer à contribuer à faire de la paix une réalité quotidienne et non un concept abstrait. Intégrer davantage de personnes, notamment les jeunes et les femmes, dans des projets éducatifs sur la paix, le dialogue et la mémoire, et s’engager à diffuser l’information à un public plus large, en diversifiant les canaux de diffusion.
Poursuivre notre chemin
Depuis 30 ans, le SIPAZ s’efforce de contribuer à la consolidation de la paix au Mexique et de semer l’espoir. L’organisation a été présente lors de moments critiques, a formé et soutenu des processus locaux, a bâti des réseaux de plaidoyer et a entretenu la possibilité d’une paix qui ne se limite pas à l’absence de violence visible, mais qui est un projet partagé de justice, de réconciliation et de dignité. Une paix véritable.
« … Une paix qui ne se limite pas à l’absence de violence visible, mais qui est un projet partagé de justice, de réconciliation et de dignité . »
Ce moment de commémoration nous interpelle et nous invite à réfléchir : que signifie la paix pour nous ? Comment pouvons-nous continuer à contribuer au renforcement des espaces qui aspirent à une paix juste et digne ? Le chemin de la consolidation de la paix est long, semé d’embûches et de défis, mais aussi d’apprentissages, de rencontres et d’espoir.
Tant que nous le pourrons, nous resterons engagés à être présents là où la dignité est menacée, là où le silence blesse, là où la violence rôde et là où l’espoir a besoin d’alliés pour continuer à briller. Car la paix n’est pas une destination, mais un chemin partagé.
Un chemin construit pas à pas, côte à côte, cœur à cœur.
Et si ces trois décennies nous ont appris quelque chose, c’est que même dans les territoires où la violence semble régner, il y a toujours ceux et celles qui croient en la possibilité d’un monde différent, un monde pour tous, et qui œuvrent pour cela. C’est là que nous continuons de trouver, et que nous continuerons de trouver, la force et la motivation pour persévérer, car nous croyons que c’est une voie qui mérite d’être poursuivie.

Accompagnement du collectif Mères en Résistance lors de rencontres avec le gouvernement de l’état et le parquet, Tuxtla Gutiérrez, septembre 2025 © SIPAZ
« Tant que nous le pourrons, nous resterons engagés à être présents là où la dignité est menacée, là où le silence blesse, là où la violence rôde et là où l’espoir a besoin d’alliés pour continuer à briller. Car la paix n’est pas une destination, mais un chemin partagé. »
« Un chemin construit pas à pas, côte à côte, cœur à cœur »








