Problemáticas - OAXACA

:: PAUVRETE, INEGALITES ET EXCLUSION

  • Oaxaca en Donnés
 

:: DROITS HUMAINS, REPRESSION ET IMPUNITE

En 1996, l’attaque de l’Armée Populaire Révolutionnaire (EPR) à La Crucecita allait servir de prétexte pour justifier la répression contre les Indiens de la Région Loxicha, dans la Sierra Sur de Oaxaca : au cours des années suivantes, il y eut pour le moins 200 arrestations illégales, 150 cas de torture, 32 perquisitions illégales, 22 exécutions extra-judiciaires, 22 disparitions forcées, 137 personnes en prison pour des raisons politiques et de conscience et un nombre indéterminé d’abus sexuels, de harcèlements, de menaces de mort et de procès pénaux irréguliers.

Marcha Loxicha

Voir aussi: http://www.laneta.apc.org/rio/loxicha/represion.htm (en espagnol)

En français:

- Au Mexique le Oaxaca Indien résiste
- Pour plus d’information sur l’EPR et les conséquences de son apparition

Selon le Ministère de la Réforme Agraire, sur les 60 conflits agraires qui existaient au début de l’administration du président Fox, neuf d’entre eux furent qualifiés de « à haut risque » et 51 de “à risque”. A la fin 2005, ce Ministère considère que six des cas à “haut risque” et 29 des cas à risque ont été résolus. Le Oaxaca est considéré comme l’état de la République mexicaine le plus sensible en matière de problématique agraire. Les organisations civiles parlent de 656 conflits agraires. Derrière cette problématique, on trouve plusieurs facteurs de caractère structurel et historique.

Massacre de Agua Fría

Le 31 mai 2002, 26 paysans originaires de Santiago Xochiltepec, municipalité de Santiago Textitlán, situé dans la Sierra Sur du Oaxaca furent pris dans une embuscade et assassinés de plus de 100 coups de feu dans le lieu appelé Agua Fría. On leur a appliqué le coup de grâce dans la tête ou le sexe avec des armes de gros calibre, avant de leur voler l’argent qu’ils portaient sur eux. 16 habitants du village à proximité, Santo Domingo Teojomulco furent arrêtés.

Dans cette zone, parmi les plus pauvres du Oaxaca, six villages maintiennent des conflits ancestraux au sujet de la propriété de mille hectares boisés et de terres fertiles. Ces conflits avaient déjà provoqué environ 300 morts au cours des dernières années avant le massacre de Agua Fría. Cependant, il faut souligner l’existence d’autres facteurs de caractère structurel, historique et politique (la négligence des différents niveaux de gouvernement lorsqu’il s’agissait de répondre à cette situation de conflit).

Pour plus d’information, voir  :

    - “Le massacre de Agua Fría : un historique de négligence politique” (Bulletin 21 “Alternative citoyenne” (article en espagnol)

    - « Mexique : Massacre de paysans »  (article en français)

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    Conflit agraire et forestier aux Chimalapas

    Ce conflit trouve son origine en mars 1967 quand le gouvernement décide d’installer 28 communautés du Chiapas dans des terres qui traditionnellement avaient appartenu au Oaxaca. Une résolution présidentielle a accordé 594.000 hectares à l’état du Chiapas.
    En 1991, les habitants des Chimalapas ont commencé un processus de réconciliation agraire “de paysan à paysan” : les paysans organisés en ejidos venus du Chiapas après 1967 ont été invités à rester dans la mesure où ils reconnaîtraient les communautés des Chimalapas et où ils accepteraient de devenir co-propriétaires. Les autorités des deux régions impliquées et les autorités municipales, principalement du Chiapas, ont été accusées de boycotter ce processus de négociation en faisant pression sur les propriétaires organisés  en ejidos afin qu’ils continuent à faire partie du Chiapas.
    D’un autre côté, les autorités fédérales chargées de la protection de l’environnement ont essayé d’instaurer une Réserve de la Biosphère aux Chimalapas. Ce projet est contraire aux intérêts des copropriétaires chimalapas de créer une Réserve Ecologique Paysanne régie par eux-mêmes, grâce au soutien d’organisations écologistes, une fois résolus les problèmes agraires et de limites.

    Aujourd’hui, le conflit reste sans solution. Il est particulièrement complexe vu qu’il faut ajouter au problème agraire celui des frontières entre le Oaxaca et le Chiapas.

    Pour plus d’information (en espagnol), vous pourrez trouver une introduction sur cette problématique ainsi qu’une série d’articles sur le même thème.

    Autres textes en français

    - Chimalapas

    - Action Urgente : Invasion des terres communales de San Miguel Chimalapas, district Juchitan, Oaxaca, Mexique (mai 2006)

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    • Problématique agraire et PROCEDE

    Le Oaxaca est l’état de la République du Mexique ayant le plus grand nombre de communautés qui n’ont pas accepté de rentrer dans le PROCEDE (Programme de Certification des Droits des Ejidos et Terrains sur lesquels les maisons sont construites).

    Voir :

    - Dossier du SIPAZ Vol. XI nº3, juillet 2006.

    - Le Mexique : Impacts du PROCEDE dans les conflits agraires et dans la concentration de la terre (2003, texte en espagnol)

:: DEFENSE DE L’ENVIRONNEMENT

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