L’attention nationale et internationale portée au Chiapas et à son conflit armé est parvenu à diminuer la violence directe dans cet état du Mexique, en exerçant une pression sur le gouvernement local fédéral, augmentant ainsi le coût politique de la répression. Si cette préoccupation s’est focalisée sur les terres du Chiapas, dans d’autres états comme le Oaxaca et le Guerrero les organisations sociales, paysannes et indigènes continuent de souffrir les menaces, la violence et la militarisation, sans autant de possibilités et mécanismes qui leur permettent de dénoncer cette situation, laissant de ce fait la porte ouverte à l’impunité.
On observe au Guerrero les mêmes problématiques de fond que celles qui ont provoqué le soulèvement de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) au Chiapas : le non-respect des droits sociaux et économiques fondamentaux comme le logement, l’éducation ou la santé, et conjointement, la discrimination et le racisme forgés durant plusieurs siècles de colonialisme de l’extérieur et de l’intérieur du pays.
Pour ces raisons, depuis 2004, le SIPAZ a élargi son champ d’action à l’état du Guerrero, par le biais d’un suivi de l’information, des visites périodiques et la mise en place d’échanges avec les organisations et mouvements locaux.
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