POPULATION AUTOCHTONE
Le Guerrero compte 3.079.649 habitants, dont 17,2% sont autochtones (529.780 personnes). La population autochtone se trouve principalement dans la Montaña et la Costa Chica, les deux régions les plus marginalisées.
La population autochtone se repartit en 4 grands groupes :
- 40% est nahualt (‘nauas’ dans leur langue) - soit 212.000 personnes
- 28% est mixtèque (‘na savi’) - soit 148.000 personnes
- 22% est tlapanèque (‘me´phaa’) – soit 116.000 personnes
- 9% est amuzgo (‘suljaa´’) – soit 47.500 personnes
- 1% appartient á d’autres groupes minoritaires


Répartition de la population autochtone - Source : Tlachinollan AC
4. INÉGALITÉS SOCIALES:
D’après les indicateurs socio-économiques du Conseil National de Population (CONAPO) de l’an 2000, le Chiapas, l’Oaxaca et le Guerrero forment un triangle d’extrême pauvreté au sud du pays.

Répartition de la pauvreté – Source : Tlachinollan AC
La Montaña du Guerrero fait partie des 36 zones prioritaires au Mexique qui ont pour dénominateur commun la pauvreté, le trafic de drogues, la migration, la violence et la militarisation. Parmi les 17 municipalités de la Montaña, 11 sont considérées ‘de très forte marginalisation’ (CONAPO 2004). L’une d’elle, Metlatónoc, est la municipalité la plus pauvre du pays, suivie de près par Coicoyán de las Flores (dans l’état de Oaxaca), une municipalité limitrophe.
Source : CONAPO 2004

1.REVENUS
- Plus de 53.000 travailleurs ne reçoivent pas de salaire. La population autochtone est la plus affectée par cette situation : 46% des indigènes de plus de 15 ans n’ont aucun revenu.
- On observe de grandes disparités entre les villes : à Acapulco, 5 % de la population autochtone de plus de 15 ans ne perçoit aucun revenu ; à Acatepec ou à Atlixtac (dans la Montaña), c’est 80% de cette population qui se trouve dans cette situation.
- Près de 28.000 travailleurs (24% de la population autochtone de plus de 15 ans) perçoit moins d’un salaire minimum mensuel.
Source : INI 2002

2. LOGEMENT
- Le Guerrero occupe la seconde position nationale pour la marginalisation de ses logements (Source : Institut National de Statistiques Géographie et Informatique - INEGI 2000)
- 80% à 100% des logements dans les municipalités autochtones du Guerrero ne présentent pas les conditions minimums pour un logement digne.
- 40% de ces logements ont un sol de terre battue.
- 29% de ces logements (72% dans la Montaña) n’ont pas accès à l’eau courante ; plus de 500 villages (56% des communautés autochtones du Guerrero) n’ont pas l’eau courante, dans une région où les sources d’eau sont rares et éloignées.
- 47% de ces logements ne disposent pas de système de drainage (97% dans la Montaña).

3. EDUCATION
Analphabétisme:
- 22% de la population est analphabète (50,5% de la population autochtone).
- Dans les municipalités autochtones les plus marginalisées, ce pourcentage s’élève davantage : 88% de la population à San Marcos est analphabète, 71% à Metlatónoc, 67% à Ahuacuotzingo, 65% à Xochistlahuaca.
- Le Guerrero occupe la deuxième place nationale pour le nombre de femmes analphabètes, avec plus de 23% (le Chiapas occupe la première position avec 25,5%, l’Oaxaca est en troisième avec 22 %). La moyenne nationale est de 9,5%.
- 45,4% de la population autochtone de plus de 15 ans n’est pas passée par l’école (des femmes en grande majorité).
Sources : INEGI 2000, INI 2002
Dans nombre de communautés autochtones du Guerrero, le droit à l’éducation n’est pas respecté. La situation d’extrême pauvreté contraint de nombreux enfants à travailler pour améliorer les revenus familiaux. D’autre part, beaucoup de communautés isolées ne sont pas dotées des infrastructures adéquates : manque d’écoles, de mobiliers, de livres, des services les plus élémentaires, manque d’enseignants, classes surchargées...).

4. SANTÉ
96% de la population autochtone du Guerrero n’a pas accès aux services de santé à cause du manque d’hôpitaux, de personnel qualifié et d’un minimum d’équipements : la Montaña a un seul hôpital général, à Tlapa, censé couvrir les besoins de 300.500 personnes appartenant à 17 municipalités (le tout, avec seulement trois gynécologues, deux anesthésistes et un pédiatre) ; 6 hôpitaux communautaires (sans spécialiste ni équipements adaptés) ; et 166 unités de santé, (dont plus de la moitié sans médecin généraliste, avec seulement des infirmières et du personnel moins qualifié).
Au Guerrero, 22 municipalités présentent des taux élevés de malnutrition de la population.
La mortalité infantile est particulièrement forte dans certaines municipalités : à Chilapa (zone Centre, en bordure de la Montaña), 89 enfants meurent pour mille naissances, alors que la moyenne nationale est de 28 pour mille, et de 6 pour mille dans les pays industrialisés. Beaucoup d’enfants meurent de maladies qui se soignent facilement dans les pays dits du ‘premier monde’.
Source : UNICEF 2005
La mortalité maternelle est l’une des plus élevée du monde : au Guerrero, 281 femmes autochtones meurent pour 100 000 naissances. La moyenne nationale est de 151 pour les femmes autochtones et de 51 pour l’ensemble des femmes mexicaines.
Peu de femmes en âge de procréer sont suivies par un gynécologue :
- Il y a, en moyenne nationale, un gynécologue pour 2.414 femmes en âge de procréer.
- Au Guerrero, un gynécologue pour 4.132 femmes.
- Dans la Montaña, un gynécologue pour 17.654 femmes (5 gynécologues en tout, pour 88.277 femmes)
La stérilisation forcée : régulation de la natalité ou politique ethnocide?
En 1998, 14 hommes tlapanèques, 18 hommes mixtèques et 10 femmes nahuálts ont été stérilisés sous pression, chantage et promesses mensongères, par le Ministère de la Santé du Guerrero, d’après le Centre des Droits Humains de la Montaña Tlachinollan AC.
17% des violations des droits humains des indigènes, selon les cas dénoncés et documentés par Tlachinollan, touchent le droit à la santé (refus de soigner, négligence médicale et stérilisation forcée, entre autres).

5. TERRE
La terre : choc des visions
Le concept de terre n’est pas le même pour les peuples indigènes et la population métisse. Les peuples autochtones conçoivent la terre de manière intégrale, la ‘Madre Tierra’ (Mère Terre), sacrée et collective, qui ne peut pas être vendue. Au Mexique prédominent les régimes de propriété ‘ejidal’ et communale de la terre :
- ‘Ejidos’ : chaque membre de ce groupe (‘ejidatario’) reçoit une parcelle de terre, et toute décision qui a trait à ces terres doit être prise par l’assemblée des ‘ejidatarios’ dans sa totalité.
- Terres communales : la terre appartient à l’ensemble des membres de la communauté, par conséquent, les bénéfices qu’elle génère sont redistribués entre tous.
Au Guerrero, 75% de la superficie totale des terres cultivables appartient à ce type de régime :
- 956.895,94 hectares sont des terres ‘ejidales’.
- 239.848,10 hectares sont des terres communales.
La conception indigène de la terre se confronte à une vision mercantiliste : la terre a été réduite à sa seule dimension matérielle dans le système économique actuel, et s’est vue fragmentée à plusieurs reprises, sous le joug de la loi. Le concept de propriété privée est apparu, générant de nombreux problèmes agraires.
Source : Programme pour le Développement et l’Autonomie
des Peuples Indigènes du Guerrero, Tlachinollan A.C. - mai 2005

Législation sur la terre : fragmentation et privatisation
La propriété collective de la terre a fait l’objet de plusieurs attaques tout au long de l’histoire mexicaine. A la fin de la Guerre d’Indépendance, en 1856, les lois de désamortissement ont empêché la propriété communale, ont ordonné la division des terres communales et ont permis la mise en place de titres de propriété privée. C’est ainsi que, dans les régions de la Costa Chica et de la Montaña, les meilleures terres ont été accaparées par les grands propriétaires terriens qui achetaient des soi-disant titres de propriété aux caciques locaux, sans tenir compte des propriétaires communaux.
Si les peuples indigènes sont parvenus à récupérer une partie de leurs terres durant la Révolution, la réforme constitutionnelle de l’article 27 en 1992 a permis à nouveau la privatisation des terres. De cette réforme sont nés le PROCEDE (programme de certification des droits ‘ejidaux’) et le PROCECOM (Programme de Certification des Droits Communaux).
Beaucoup d’organisations civiles ont dénoncé le PROCEDE et le PROCECOM, les accusant de diviser les communautés et les ‘ejidos’, et de rendre plus aisés l’accaparement et la vente des terres collectives. Par exemple, quand les ‘ejidos’ acceptent le PROCEDE, les paysans peuvent obtenir des crédits, mais en échange, ils doivent laisser leurs terres en garantie, et s’ils ne parviennent pas à rembourser leur emprunt, ils perdent ces terres. D’un autre côté, quand ils participent au PROCEDE, ils doivent commencer à payer l’impôt sur la propriété (pour la parcelle et les constructions sur celle-ci). Pour ces raisons, le PROCEDE est considéré par beaucoup comme un mécanisme néolibéral contre les communautés indigènes, à travers la privatisation de la terre.
Source : YORAIL MAYA #4, Juin 2002.

On critique aussi beaucoup la façon dont ce programme est "proposé". Au départ, en 1993, on le présentait comme un programme volontaire. Mais le gouvernement s’est fixé comme date buttoir l’année 2006 pour intégrer un maximum de terres au PROCEDE. De ce fait la dynamique a tendance à s’accélérer. On a dénoncé l’attitude du Bureau du Procureur des Affaires Agraires, qui tente d’imposer le PROCEDE à toutes les zones qui n’ont pas adhéré au programme, par le biais de pressions et de chantage vis-à-vis des commissaires communaux et ‘ejidaux’, afin qu’ils se chargent d’informer et de convaincre les gens des avantages de ce programme. De cette façon, en apparence, les paysans choisissent librement la privatisation de leurs terres et en assument ensuite les conséquences. Dans plusieurs endroits, le programme est présenté comme une condition afin d’obtenir les bénéfices des autres programmes de soutien à l’agriculture, comme le PROCAMPO.
Dans la communauté nahualt de Temalacatzingo, dans la Montaña, 1600 propriétaires communaux se sont unis pour rejeter le programme en trois occasions. Ils accusent le gouvernement d’avoir d’abord essayé de les tromper en les menaçant de leur quitter tous les programmes de soutien fédéraux s’ils n’adhéraient pas au PROCEDE ; puis de refuser de reconnaître leurs autorités agraires. Les habitants de cette communauté ont alors décidé de dénoncer ces pressions auprès du Centre des Droits Humains de la Montaña Tlachinollan. Il existe beaucoup de cas similaires dans la Montaña.
Sources : Programme pour le Développement et l’Autonomie
des Peuples Indigènes du Guerrero, Tlachinollan A.C. - mai 2005;
Forum “Notre Parole faite Chemin” - Tlachinollan, 3 et 4 juin 2005.

Conflits agraires
Selon le Bureau du Procureur des Affaires Agraires, il existe 45 conflits agraires au Guerrero. On considère que la moitié d’entre eux présentent des risques élevés de dériver en affrontements armés. Les conflits agraires ont engendré un grand nombre de morts, de blessés, de déplacés et de détenus au Guerrero.
Les conflits agraires surgissent à cause de :
- Manque de terres ;
- Ambiguïtés et vides juridiques relatifs aux droits et aux titres de propriété, depuis des décennies, voire des siècles ;
- Existence de plans qui se chevauchent suite à la remise de documents altérés par les autorités agraires ;
- Désaccords quant aux limites territoriales ;
- Occupations illégales des terres par des éleveurs et exploitants forestiers qui agissent sous la protection et avec le soutien des autorités ;
- Réponses inadaptées des autorités à la résolution de ces conflits.
Dans le cas du conflit entre Zapotitlán Tablas et Acatepec, dans la Montaña, le gouvernement a indemnisé les deux villages, une convention a été signée pour mettre fin à la dispute agraire, et néanmoins de fortes tensions persistent. Le Ministère de la Réforme Agraire a mis en place une stratégie qui consiste à donner de l’argent à l’une des parties dans le conflit, comme une forme de compensation pour la superficie du terrain objet de la dispute. Ces méthodes ont tendance à causer plus de problèmes encore, l’argent divise, corrompt, et le conflit de fond reste intact. Et lorsqu’il n’y a plus de confiance en les institutions pour résoudre les litiges, c’est alors que surgit la violence.
Sources : Programme pour le Développement et l’Autonomie des
Peuples Indigènes du Guerrero, Tlachinollan A.C. - mai 2005 ;
Contre le silence et l’oubli – 10ème rapport de
Tlachinollan AC – juin 2003/mai 2004

6. RESSOURCES NATURELLES
Le Guerrero est un état riche en ressources naturelles. Ses 63,794 km2 d’extension correspondent à 3.3% de la superficie nationale (en 14ème position par rapport aux autres états de la Fédération). Il offre des plages étendues (littoral d’environ 500 km), des gisements miniers, des matières premières pour la construction, des forêts, ainsi que d’abondantes possibilités de chasse et de pêche. Cette richesse est possible grâce à une géographie complexe, une topographie variée, une grande diversité de matériaux de lithologie ainsi qu’une variété d’unités climatiques.
Source : Ministère de l’Environnement et
des Ressources Naturelles (SEMARNAT) 2005

Eau / Hydroélectricité / Electricité
Le Guerrero comprend des fleuves parmi les plus importants du pays, comme le Río Balsas, le Río Costa Chica, le Río Costa Grande. Il existe un grand nombre de barrages permettant l’irrigation et la production d’hydroélectricité.
On trouve six centrales électriques (quatre hydroélectriques : La Venta, La Villita, Infiernillo et El Caracol ; une de turbo gaz : Las Cruces; et une thermoélectrique : Petacalco). En l’an 2000, elles fournissaient 9.2% de la production électrique totale du pays ; paradoxalement, l’état n’était électrifié qu’à 47.9. De tout le Mexique, les habitants du Guerrero, de l’Oaxaca et du Chiapas sont les moins fournis en énergie électrique par domicile.
Sources : CIEPAC, Chiapas al día, 10 de marzo del 2004; INEGI

Projet de barrage hydroélectrique La Parota:
En 1976, la Commission Fédérale d’Electricité (CFE) a commencé à effectuer des études techniques sur le site ‘La Parota’, près d’Acapulco, afin de construire un barrage hydroélectrique. En 2004, la CFE disposait d’une étude de faisabilité technique et économique et de pré-construction.
Ce barrage hydroélectrique dans les terrains ‘ejidaux’ de la Parota sur le fleuve Papagayo représenterait :
- L’inondation de 13 villages ;
- Le déplacement de plus de 20.000 habitants, obligés à abandonner leurs terres et leur maison (76% des personnes affectée vivent de l’agriculture)
- L’inondation de 14.213 hectares, qui entraînerait une grave détérioration de l’environnement ;
- La disparition des nappes phréatiques qui fournissent l’eau au Port d’Acapulco ;
- Un barrage de 13.728.000 hectares de superficie ;
- Un mur de soutènement de 162 mètres de haut ;
- 5 années de chantier ;
- 8 milliards de pesos ;
Selon le Centre d’Investigations Economiques et Politiques pour l’Action Communautaire (CIEPAC), l’objectif de ce barrage est de fournir l’électricité nécessaire au fonctionnement des ‘maquilladoras’ (entreprises de sous-traitance travaillant pour l’exportation), des grands centres touristiques, des villes et de l’industrie d’extraction, entre autres, et non pour couvrir les besoins des populations de cette région. Il prétend également approvisionner le sud des Etats Unis, et s’unir au réseau électrique national et d’Amérique Centrale.
La construction de ce barrage a divisé les communautés locales : certaines sont prêtes à accepter l’indemnisation pour la destruction de leurs terres, tandis que d’autres s’y opposent farouchement. En janvier 2003 a été créé le CECOP (Conseil des ‘Ejidos’ et Communautés Opposés à La Parota) pour s’organiser contre la construction de ce barrage. Si la CFE a mené à bien un certain nombre de consultations avec des représentants des communautés locales sur ce projet, le CECOP affirme que le processus de consultation a exclu intentionnellement ceux les opposants au projet, et induit en erreur les autres, soit un processus injuste et peu transparent. Marco Antonio Suástegui Muñoz, dirigeant du CECOP, a reçu des menaces de mort anonymes du fait de sa lutte contre la construction de ce barrage. Amnesty International a fait circuler une action urgente sur sa situation le 17 décembre 2004.
Selon le député Adrián Chávez Ruiz, coordonnateur du secteur pour le Développement Rural du groupe parlementaire du Parti Révolutionnaire Démocratique (PRD) au sein du Congrès de l’Union, les études de la CFE n’ont pas approfondi les conséquences du projet en matière d’impacts sur l’environnement ainsi que sur les bénéfices prévus. Il rappelle que la construction de La Parota a été “durement remise en question par divers groupes et organisations sociales, écologistes et des droits humains”. Et que, face à cette situation, il existe de la part de la CFE “une attitude de persécution de la population qui va jusqu’à la fabrication de délits et l’incarcération de certains opposants au projet”. Chávez Ruiz avertit encore que le barrage représente “des risques réels de rompre la paix sociale de cette région”.
Un autre projet de barrage, dans les territoires nahuas de l’Alto Balsas, a été suspendu en 1992 grâce à la mobilisation et la résistance pacifique du Conseil des Peuples Nahuas de l’Alto Balsas. Le projet n’a cependant pas été annulé à ce jour.
Sources : El Sur, 14 juillet 2005 ;
CIEPAC, Chiapas al día, 10 mars 2004 ;
Action Urgente d’Amnesty International,
17 décembre 2004

Minéraux
Au Guerrero se, on trouve des gisements d’albâtre, de marbre, d’argent, d’or, de plomb et de zinc.
 Agriculture
16% de la superficie est vouée à l’agriculture et en particulier à la culture de:
- Maïs
- Frijol (haricots rouges)
- Jamaica (Hibiscus)
- Noix de coco
- Mangue

Biodiversité : en quatrième place au Mexique
Le Guerrero est le quatrième état de plus grande biodiversité de la République après le Chiapas, l’Oaxaca et le Veracruz.
Végétation
On observe tous les types de végétation propres aux zones tempérées, tropicales, sèches et côtières. On estime qu’il existe dans cet état plus de 6.000 espèces de plantes (30.000 dans tout le Mexique, soit un cinquième).
Faune
La faune du Guerrero est variée, c’est l’une des plus importante du pays. On trouve 1.332 espèces de vertébrés (parmi lesquelles 326 sont en voie d’extinction, et 114 sont propres au Mexique) :
- 476 espèces d’oiseaux (5ème position à échelle nationale)
- 114 espèces de reptiles (5ème)
- 63 espèces de mammifères terrestres (15ème)
- 52 espèces de mammifères volants (7ème)
- 46 espèces d’amphibiens (4ème)
- 14 espèces de poissons (19ème)
- 9 espèces marines (8ème)
Bien que le Guerrero soit parmi les états de plus grande biodiversité du Mexique, ses ressources naturelles présentent un haut niveau de détérioration qui se manifeste par la perte de diversité de la flore et de la faune sylvestres, la déforestation, l’érosion des sols, la diminution des nappes phréatiques et la disparition des fleuves au moment de l’étiage. Cette importante richesse naturelle se voit sérieusement menacée par la constante destruction des écosystèmes du fait de facteurs comme le changement dans l’utilisation des sols, les incendies de forêt, la déprédation de la flore et la faune sylvestres, le peu ou l’absence totale de traitements des résidus solides et l’expansion des villes, entre autres.
Source : SEMARNAT 2005

Aires Naturelles Protégées
Les Aires Naturelles Protégées sont des régions terrestres ou aquatiques dans le territoire national représentatives des différents écosystèmes, où l’environnement original n’a pas subi d’altérations significatives, et qui produisent des bénéfices écologiques toujours plus reconnus et appréciés. Elles sont créées par le biais d’un décret présidentiel et les activités qui peuvent être réalisées dans celles-ci s’établissent en fonction de la Loi Générale d’Equilibre Ecologique et de Protection de l’Environnement, son règlement, son programme de maintien et les programmes d’aménagement écologique. Elles font l’objet de règlements spéciaux de protection, de conservation, de restauration et de développement, selon les catégories établies par la Loi. La Commission Nationale des Aires Naturelles Protégées administre actuellement 150 zones naturelles fédérales qui représentent plus de 17.8 millions d’hectares. Le Guerrero dispose de 5 aires naturelles protégées.
3 parcs nationaux
Ce sont les régions avec un ou plusieurs écosystèmes, qui se caractérisent par la beauté de leurs paysages, leur valeur scientifique, éducative ou de loisir, leur valeur historique, l’existence de flore et de faune particulières, leur potentiel pour le développement du tourisme, ou pour des raisons analogues d’intérêt général :
- El Veladero (municipalité d’Acapulco) => 3,617 ha de jungle baja caducifolia ;
- General Juan N. Álvarez (municipalité de Chilapa) => 528 ha de forêt de pin et de chêne ;
- Grottes de Cacahuamilpa (Pilcaya et Taxco de Alarcón) => 1,600 ha de jungle baja caducifolia
2 sanctuaires
Aires établies dans des régions qui se caractérisent par leur considérable richesse (en faune et en flore) ou par la présence d’espèces ou de sous-espèces ou des habitats de distribution restreinte. Ils comprennent des gorges, des plaines fertiles, des grottes, des cavernes, des puits naturels et autres unités topographiques ou géographiques qui nécessitent d’être préservées ou protégées :
- Plage de Tierra Colorada => 54 ha
- Plage Piedra de Tlacoyunque => 29 ha
Source : Commission Nationale des Aires Protégées

|