Le Service International pour la Paix (SIPAZ) fait part de sa préoccupation suite à la tentative d’homicide à l’encontre de Gustavo Jímenez Pérez, activiste des droits humains, collègue et ami de l’organisation Alianza Cívica - Chiapas. Alianza Cívica est un organisme qui cherche à promouvoir la participation citoyenne à travers différentes activités d’éducation civique. C’est un partenaire important du SIPAZ depuis 1995, nous avons travaillé directement ensemble dans le cadre d’un projet d’Education pour la Paix (marionnettes) en 2003 et 2004.
Vous trouverez ci joint :
- une déclaration signée avec plusieurs organisations mexicaines condamnant cette agression ;
- une action urgente rédigée par le Centre des Droits Humains Fray Bartolomé de las Casas, afin que vous puissiez agir.
Sincères salutations,
L’équipe du SIPAZ au Chiapas

Dénonciation pour tentative d’homicide contre un activiste des droits humains au Chiapas
Les organisations civiles, intégrantes pour la plupart du Réseau pour la Paix et du Réseau Mexicain de Constructeurs de Paix, dénoncent la tentative d’homicide à l’encontre de Gustavo Jiménez Perez, membre de l’organisation Alianza Cívica – Chiapas, qui fait aussi partie de ces réseaux. Alianza Cívica est un organisme qui cherche à promouvoir la participation citoyenne à travers différentes activités d’éducation civique.
Le dimanche 20 novembre 2005, vers 21h30, six hommes vêtus de noir, âgés de 20 à 25 ans, cheveux courts, bien habillés, athlétiques, d’apparence indigène mais avec l’accent local de San Cristóbal, ont attaqué Gustavo Jiménez à son domicile à l’aide d’armes blanches.
Selon son témoignage, à cette heure-là, ils ont frappé à sa porte, et lorsqu’il a ouvert, ils l’ont poussé à l’intérieur de sa maison, avant de lui infliger des coups de pied, des prises de karaté et des coups de couteaux. Les agresseurs disaient : "Nous sommes venus pour te tuer". Le type de coups affligés laisse supposer qu’ils étaient destinés à donner la mort, et le ‘modus operendi’ permet de penser qu’il s’agissait d’un groupe entraîné et doté d’une structure de commandement. Heureusement, Gustavo Jiménez est en vie, en dépit des cicatrices suite à l’agression, qui indiquent que les coups ont été portés en des points vitaux. Si la victime a rapporté l’absence de certaines choses, néanmoins les agresseurs n’ont pas volé les objets de valeur ni l’argent en liquide qui se trouvait visible et à portée de main.
L’après midi du 22 novembre, après une conférence de presse au cours de laquelle Gustavo Jiménez et Gabriel Ramírez (qui travaille également pour Alianza Cívica, et qui partage la demeure de la victime) ont dénoncé l’agression, les deux hommes se sont rendus à leur domicile, accompagnés d’un avocat du Centre des Droits Humains Fray Bartolomé de las Casas. Quand ils ont ouvert la porte, un homme se trouvait à l’intérieur, âgé de 30 ans environ, dans une attitude menaçante. Se rendant compte de la présence de l’intrus, et de peur qu’il ne soit armé ou accompagné d’autres personnes, Gustavo, Gabriel et l’avocat sont rapidement sortis de la maison. Profitant de la situation, l’intrus a pris la fuite en proférant des menaces.
Face à ces faits, les organisations signant le présent communiqué exigent au gouvernement mexicain:
- A serious and impartial investigation of the facts and punishment to those responsible of the attacks against Gustavo Jiménez Pérez and Luis Gabriel Ramírez Cuevas.
- Measures of protection for Gustavo Jiménez Pérez and Luis Gabriel Ramírez Cuevas.
Les organisations civiles : Alianza Cívica, Comité de Derechos Humano Fray Pedro Lorenzo de La Nada, Centro de Investigaciones Económicas y Políticas de Acción Comunitaria (CIEPAC), Colectivo Educación para la Paz (CEPAZ), Enlace Comunicación y Capacitación, Servicios y Asesoría para la Paz (Serapaz), Servicio Internacional para la Paz (SIPAZ), Centro de Derechos de la Mujer de Chiapas, Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas, PROPAZ, Colectivo Feminista Mercedes Olivera (COFEMO), Comisión de Apoyo a la Unidad y la Reconciliación Comunitaria (CORECO), Desarrollo Económico y Social de los Mexicanos Indígenas (DESMI), EDUPAZ, Centro de Investigación y Acción de la Mujer (CIAM), Movimiento de Resistencia Popular del Sureste, Chiltak, Colectivo La Puerta Negra, CENCOS, Centro de Derechos Humanos Fray Vitoria, Comisión Mexicana para la Defensa y Protección de los Derechos Humanos, Comisión Intercongregacional de Justicia, Paz y Vida, Jóvenes en Resistencia Alternativa (JRA), Milenio Feminista, Movimiento por la Paz con Justicia y Dignidad, SERPAJ (Morelos) y SICSAL.

Action Urgente du Centre des Droits Humains Fray Bartolomé de las Casas :
tentative d’homicide et de harcèlement contre défenseur des droits humains au Chiapas
Le dimanche 20 novembre 2005, vers 21h30, six hommes vêtus de noir, âgés de 20 à 25 ans, cheveux courts, bien habillés, athlétiques, d’apparence indigène mais avec l’accent local de San Cristóbal, ont attaqué à arme blanche Gustavo Jiménez, défenseur des droits humains et membre de l’organisation civile Alianza Cívica - Chiapas, à son domicile.
Selon le témoignage de Gustavo Jiménez, à cette heure-là, on a frappé à sa porte, et lorsqu’il a ouvert, il a été poussé à l’intérieur de son domicile et agressé violemment par ces 6 personnes armées de couteaux et de canifs, le blessant au visage et au cou.
Alors qu’ils lui infligeaient des coups de pied, des prises de karaté et des coups de couteaux, les agresseurs lui disaient : "Nous sommes venus pour te tuer" et "Dépêchez-vous de le tuer !". Enfin, Gustavo Jiménez, gisant à terre, entendit qu’ils disaient “Ca y est, il est mort, allons-nous en."
Le type de coups infligés permet de supposer qu’ils étaient destinés à lui donner la mort, et le ‘modus operendi’ laisse penser qu’il s’agissait d’un groupe entraîné et doté d’une structure de commandement.
Plus tard, vers 22 heures, Luis Gabriel Ramírez Cuevas, également membre d’Alianza Cívica, et partageant le domicile de la victime, rentra chez lui et trouva Gustavo en sang, roué de coups et à demi-inconscient. La maison était en désordre et le sol ensanglanté.
Les victimes indiquent l’absence de plusieurs objets : une télévision couleur 14 pouces, une caméra vidéo, un magnétophone et un sac à dos qui contenait des cartes d’identité, la carte grise du véhicule d’Alianza Cívica – Chiapas et une carte bancaire, entre autres. Les agresseurs ont cependant laissé d’autres objets de plus grande valeur, ainsi que de l’argent liquide qui se trouvait visible et à portée de main.
Gustavo Jiménez est en vie grâce à sa condition physique de sportif et pour être parvenu à éviter certains coups, néanmoins les cicatrices suite à l’agression indiquent que les coups ont été portés en des points vitaux.
Le 22 novembre, vers 14h20, après une conférence de presse au cours de laquelle ils dénoncèrent ces faits, Gustavo Jiménez et Gabriel Ramírez rentrèrent chez eux, accompagnés d’un avocat de ce centre des droits humains. Au moment d’ouvrir la porte, ils trouvèrent à l’intérieur un inconnu de 30 ans environ, dans une attitude menaçante. Lorsqu’ils se rendirent compte de la présence de l’intrus, les trois hommes sortirent de la maison, de peur que l’intrus ne soit armé ou accompagné d’autres personnes. Profitant de la situation, l’inconnu prit la fuite en proférant des menaces.
Plus tard, après avoir vérifié qu’il n’y avait pas d’autre intrus dans la maison, ils entrèrent et constatèrent que l’on avait fouillé dans leurs affaires et causé plus de dégâts à leurs biens et à la maison, sans rien voler de plus. L’intrus, apparemment drogué, était entré par la porte arrière en la détruisant, passant probablement par les toits des maisons voisines. On suppose qu’il s’agissait d’un des agresseurs de Gustavo Jiménez dans la nuit du 20 novembre.
Pour ce centre des droits humains, ces agressions sont liées aux activité publiques réalisées par Gustavo et Gabriel, pour avoir dénoncé les anomalies quant à l’attention portée aux personnes sinistrées par l’ouragan Stan de la part du gouvernement de l’état du Chiapas, et pour l’activisme des deux hommes au sein de l’Autre Campagne [Voir : www.sipaz.org] convoquée par l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale).
Face à ces faits, le Centre des Droits Humains Fray Bartolomé de las Casas sollicite l’envoi d’actions urgentes exigeant :
- Une enquête sérieuse et impartiale des faits et le jugement des personnes responsables des agressions à l’encontre de Gustavo Jiménez Pérez et de Luis Gabriel Ramírez
Cuevas.
- Des mesures de protection pour Gustavo Jiménez Pérez et Luis Gabriel Ramírez Cuevas.
Merci de faire parvenir vos Actions Urgentes à:
Lic. Pablo Salazar Mendiguchía
Gobernador Constitucional del Estado de Chiapas
Palacio de gobierno, 1er Piso, C.P. 29000 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, MEXICO.
Conmutador +52 (961) 61 2-90-47, 61 2-90-48, 61 2-10-93,
61 2-33-52 y 61 2-05-28
Correo electrónico: secpart@prodigy.net.mx
C.P. Rubén Velásquez López
Secretario de Gobierno del Estado de Chiapas
Palacio de Gobierno, 2o. Piso, C.P. 29000 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, MEXICO.
Conmutador +52 (961) 61 2-90-47, 61 2-90-48, 61 3-50-22,
61 3-14-47, 61 3-24-59
Fax +52 (961) 61 3-20-53
Correo electrónico: sgui@prodigy.net.mx
Lic. Mariano Herrán Salvatti
Fiscal General de Justicia del Estado de Chiapas
Libramiento Norte Oriente s/n, 3er. Nivel
Infonavit "El Rosario" CP 30064
Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, MEXICO
Conmutador +52 (961) 616-53-59, 616-53-65
616-53-74, 616-53-73, 616-57-24 Ext 300 – 303.
Correo electrónico: fiscaliachiapas@prodigy.net.mx
Et une copie au:
Centre des Droits Humains Fray Bartolomé de Las Casas A.C
Brasil 14 Barrio de Mexicanos
CP 29240 San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, MEXICO
Fax: +52 (967) 6783551
noalaimpunidad@frayba.org.mx |