2016
13/02/2017
Frontière entre le Mexique et les États-Unis © Adolfo López Magaña
ACTUALITÉ : “Pauvre Mexique, si loin de Dieu, si près des Etats-Unis”
07/04/2017

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01 janvier: La commandante de la Coordination Régionale des Autorités Communautaires – Police Communautaire (CRAC-PC) de Olinalá, Nestora Salgado injustement retenue prisonnière entame une deuxième grève de la faim pour exiger sa liberté.

07 janvier: La partie qui accuse Nestora fait appel de la décision du juge de l’innocenter du délit de délinquance organisée. Le Tribunal Supérieur de Justice (TSJ) de Guerrero rejette cet appel en raison du manque de preuve et confirme qu’elle sera bien jugée pour le délit d’enlèvement.

19 janvier: Des organisations non gouvernementales (ONGs) et des experts des droits humains soutiennent le travail du Groupe Interdisciplinaire d’experts Indépendants (GIEI) sur la cas des 43 normaliens d’Ayotzinapa disparus.

19 janvier: L’initiative méso américaine des femmes défenseures des droits humains (IM-Défenseures) exige que cesse la campagne de discrédit contre Ángela Buitrago et Claudia Paz, membres du GIEI.

26 janvier: 16 mois après la disparition des normaliens d’Ayotzinapa, leurs parents défilent dans la ville de México, de l’Ange de l’Indépendance jusqu’à la Cour Suprême de Justice de la nation (SCJN). Un important dispositif de sécurité les empêche de se rendre sur le Zócalo, la place centrale de la ville.

03 février: Le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire juge “ illégale et arbitraire” la détention de Nestora Salgado et affirme qu’elle a pour origine sa lutte pour les droits des peuples indigènes. Il demande au gouvernement mexicain qu’il la libère et la dédommage en rapport avec le préjudice subi.

12 février: le corps de Julio César Mondragón Fontes est inhumé pour la seconde fois en vue d’une nouvelle autopsie. Julio césar Mondragón Fontes est l’un des normaliens assassinés, dont le corps a été retrouvé dépecé à l’aube du 27 septembre 2014 à Iguala.

13 février: Norma Angélica Bruno Román est assassinée à Iguala par deux tueurs a gage. Elle faisait partie du groupe de citoyens qui recherche les membres de leur famille portés disparus dans des fosses communes.

22 février: des manifestations contre la reforme de l’éducation et des sit-in pour exiger l’annulation de l’évaluation des enseignants ont eu lieu dans plusieurs villes de l’état.

3 mars: Les familles des étudiants disparus d’Ayotzinapa, des organisations et d’autres personnes solidaires entament un mouvement social sous forme de caravane au départ d’Iguala pour rechercher des informations sur les disparitions.

7 mars: Alors que trois juges ordonnent la libération immédiate de Nestora Salgado, cette dernière est informée qu’elle fait l’objet de trois autres mandats d’arrêt pour délit d’enlèvement, de privation de liberté et homicide. On l’accuse d’être l’auteur intellectuel de ces trois délits, c’est à dire qu’elle les aurait planifier et préparer mais non exécuter.

7 mars: La Commission Inter-américaine des Droits de l’Homme (CIDH) donne l’ordre au gouvernement mexicain de garantir la vie et l’intégrité de Nestora Salgado.

17 mars: Après 2 ans et 7 mois de prison, Nestora Salgado est libérée. Suite à sa libération, elle lance un appel pour entamer une campagne afin d’exiger la libération des 500 autres prisonniers politiques du Mexique.

30 mars: Le coordinateur de l’Atelier de Développement Communautaire (Tadeco), Javier Monroy Hernández, déclare par le biais d’un communiqué avoir reçu des menaces téléphoniques.

30 mars: Plus de 3000 indigènes de la région des montagnes hautes du Guerrero manifestent pour exiger la réparation des dommages subis en septembre 2013 lors du passage des ouragans Ingrid y Manuel.

30 mars: Nestora Salgado exige du gouvernement du Guerrero qu’il libère les neuf membres de la CRAC – PC encore prisonniers. Elle lance une invitation publique pour réaliser diverses actions dans le cadre de la campagne nationale “ Mets un visage et un nom aux prisonniers politiques du Mexique”, afin de rendre visible leur situation et d’exiger leur liberté.

01 avril: Mario Vergara dénonce une hausse des menaces que le crime organisé lui a adressé ainsi qu’à sa familles. Mario est membre du Comité de recherche “Les autres disparus”.

01 avril: Lors d’une conférence de presse, le bureau Général du procureur de la République (PGR) et un expert en dynamique du feu émettent l’hypothèse, très controversées, selon laquelle il existe de fortes présomptions pour que les 43 étudiants d’Ayotzinapa aient été immolés dans la déchetterie de Cocula.

3 avril: La radio communautaire Ñomndaa, La Palabra del Agua, de Xochistlahuaca, de la Costa Chica du Guerrero, recommence à diffuser ses émissions. Elle les avait arrêtées durant deux ans.

14 avril: Une vidéo où l’on voit des agents de la force publique de Ajuchitlán del Progreso en train de torturer une femme est rendue publique. Cette femme avait été détenue pour sa présumé appartenance à un groupe du crime organisée.

15 avril: les enseignants entament une journée de mobilisation nationale dans le cadre d’ “une nouvelle lutte contre la réforme de l’éducation, pour la défense de l’enseignement public et la stabilité de l’emploi”. Des contingents de la Coordination d’état des travailleurs de l’éducation du Guerrero (Ceteg), bloquent l’autoroute del Sol entre la ville de México et Acapulco.

23 et 24 avril: La troisième rencontre nationale des familles, amis et organisations sociales pour la liberté des prisonniers politiques a lieu à Olinalá.

24 avril: Après un an d’enquête sur la disparition des 43 étudiants de l’École normale Rurale d’Ayotzinapa, le GIEI, engagé par la CIDH, conclut son année de travail par la présentation de son deuxième rapport.

25 avril: Le journaliste Francisco Pacheco Beltrán est assassiné devant chez lui dans la ville de Taxco de Alarcón. Il était le correspondant local de presse pour le journal El Sol de Acapulco, éditeur du journal El Foro de Taxco et journaliste radio pour ‎Capital Máxima 97.1 F.M.

30 avril: Sept membres du Conseil des terres communales et communautés opposées au barrage La Parota (CECOP) de la commune Los Ilamos sont agressés. Leurs agresseurs auraient un lien avec les chefs des entreprises d’exploitation minière, contre qui, une partie de la commune a porté plainte pour avoir exploré le fleuve Papagayo.

8 mai: Plus de 80 organisations dénoncent dans un communiqué “l’inefficacité de l’enquête” sur la disparition d’au moins 16 personnes à Chilapa, un an auparavant, et l”impunité persistante dans cette affaire”.

12 mai: Alors qu’ils procédaient à des brigades citoyennes de recherche de personnes disparues, des membres du Comité “Siempre Vivos” [Toujours Vivants] de Chilapa, découvrent deux fosses clandestines avec des restes humains de 4 personnes.

13 mai: Après presque trois ans de prison, six représentants de l’autorité de la CRAC – PC de la Maison de Justice del Paraiso à Ayutla de los Libres sont libérés.

14 mai: L’hypothèse que les 43 étudiants d’Ayotzinapa aient disparu est exclue. Les indices indiquent qu’ils ont été exécutés par les autorités et non cachés.

18 mai: La communauté de San Miguel del Progreso dans la municipalité de Malinaltepec, réussit à empêcher l’entrée de deux entreprises d’exploitation minière qui avaient obtenue des concessions sur ses territoires.

31 mai: Les membres du Conseil des Communautés Sinistrées de la Montagne du Guerrero organisent une “Journée contre les inégalités et la discrimination”.

6 juin: Un an après l’assassinat de Antonio Vivar, des dizaines d’organisations sociales et des droits humains dénoncent l’absence d’enquête. Antonio Vivar a été assassiné durant la journée électorale de l’état en juin 2015.

13 juillet: Douze organisations internationales de la société civile envoient publiquement une lettre au Président de la République pour lui demander de mettre en place la mécanisme d’enquête sur la disparition des étudiants d’Ayotzinapa.

14 juillet: Face aux résultats obtenus suites à de récentes analyses faites sur le corps du normalien d’Ayotzinapa Julio César Mondragón Fontes, la famille du normalien considère être sur la bonne voie pour obtenir la vérité et pour que justice soit faite.

19 août: Presque deux ans après la disparition des 43 étudiants de l’École Normale Raul Isidro Burgos d’Ayotzinapa, leurs parents, des étudiants et des organisations civiles lancent pour la seconde fois la “Campagne des 43 jours pour les 43”.

20 août: À Tlapa de Comonfort le Centre des droits de l’Homme de la Montagne Tlachinollan fête son 22e anniversaire.

10 septembre: Suite à une réunion avec la CIDH, l’état Mexicain décide de lancer le mécanisme de suivi d’enquête pour l’affaire Ayotzinapa.

26 septembre: Le GIEI présente officiellement son deuxième rapport sur l’affaire Ayotzinapa à la Sous-commission des droits de l’Homme du Parlement Européen.

26 septembre: A Iguala, on commémore les atrocités perpétrées aux étudiants de l’Ecole Normale Rurale d’Ayotzinapa dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014.

4 octobre: Lors du hold-up d’un transport en commun, cinq passagers sont tués, dont deux étudiants de l’École Normale Rurala d’Ayotzinapa: Johnatan Morales Hernández y Filemón Tacuba Castro.

12 octobre: A Chilpancingo, environ 2000 personnes manifestent pour le jour de la race [Commémoration de la découverte des Amériques]. Les manifestants exigent la libération des prisonniers politiques, l’annulation des réformes structurelles du gouvernement de Peña Nieto, en particulier celle de la réforme de l’éducation et l’apparition des 43 normaliens d’Ayotzinapa en vie.

19 octobre: Sur le pont de Mexcaltepec, environ 100 personnes rendent hommage à Rocío Mesino Mesino, ex dirigeante de l’Organisation paysane de la Sierre del Sur [chaîne de montagnes du Sud] (OCSS). Elle avait était assassinée en ce lieu trois ans auparavant.

15 octobre: La CRAC-PC fète ses 21 ans. À cette occasion elle organise à Atotonilco de Horcasitas une série d’activités.

21 octobre: Le Réseau Solidaire contre l’Impunité Década dénonce l’État mexicain qui a demandé à la CIDH de ne pas donner suite au cas el Charco. Ce cas est celui du massacre de 11 indigènes et d’un étudiant d’université perpétré dans la municipalité de Ayutla par des soldats mexicains le 7 juin 1998.

21 octobre: L’ex chef de la police d’Iguala, Felipe Flores Velázquez est arrêté. Il avait pris la fuite juste après la disparition des 43 normaliens d’Ayotzinapa. Le bureau Général du procureur de la Répulique (PGR) déclare que cette arrestation est un élément clé pour le dénouement de l’enquête du cas Ayotzinapa.

23 novembre: À Tixtla, Irineo Salmerón Dircio est enlevé par trois hommes armés. Irineo est professeur d’école primaire et coordinateur du comité de liaison de la CRAC-PC.

25 novembre: A Chilapa, deux corps sont retrouvés dans des sacs en plastique. L’un d’eux est celui de Irineo Salmerón Dircio, professeur et coordinateur du comité de liaison de la CRAC-PC.

01 décembre: Un meeting est organisé devant la prison d’Ayutla où le dirigeant indigène de la CRAC PC, Arturo Campos Herrera, est actuellement prisonnier. Le but de cette action est de dénoncer ses trois années d’emprisonnement injustifié.

06 et 07 décembre: La Commission Nationale des droits de l’Homme (CNDH) et le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme effectuent une mission dans l’état du Guerrero au cours de laquelle ils ont des réunions avec des victimes, des défenseurs des droits de l’Homme et les autorités de l’état.

07 décembre: Le prisonnier politique et membre de la CRAC – PC, Arturo Campos Herrera, est confronté aux 5 principaux témoins qui l’avaient accusé d’enlèvement. Durant le face à face, les témoins ne réitèrent pas leurs accusations et déclarent ouvertement que Arturo Campos est innocent.